3 ans plus tard… ça t’aide ou pas?

Tombée morte de fatigue à 23 h. Réveillée à 2 h 20. Rien à faire. –         Hey biquette, on se met un peu de musique ? Nan, j’essaie de me rendormir. –         Tes variations Goldberg, ça t’aide  à relaxer ? Quand que je plie du linge oui, quand j’essaie de me rendormir non. –         Et ta … Lire la suite 3 ans plus tard… ça t’aide ou pas?

Bagage de nuit

Pour chaque insomnie Un bagage de nuit Une valise de rêveries   Il y a le baluchon des nuits d’orage Lourd Qui traîne anxiété Culpabilité Et tristesse Il assombrit Même le plus noir Des ciels   Toujours je lui préfère Le baluchon des nuits volées Des joues empourprées   Je l’ouvre Et y retrouve Le … Lire la suite Bagage de nuit

Le boa et le cobra

3 heures 12. Le train du sommeil est passé vers minuit seize, alors que Guy dissertait sur l’impact du manque de sommeil dans le vieillissement précoce des organes. C’était fascinant, j’ai donc raté le train. Depuis, rien à faire, je l’attends, je l’espère mais il ne revient pas. –         Tout ça à cause de ton … Lire la suite Le boa et le cobra

Tu le veux comment?

3h15 am. Ça fait longtemps Guy. –         Longtemps quoi biquette? Que tu ne m’envoies plus personne la nuit. –         Ah la la, on ne pourrait pas simplement s’inquiéter du temps qui passe, angoisser un peu sur l’avenir des enfants et s’endormir en pleurant, comme d’habitude? Pas ce soir. Envoie-moi un petit fantasme du vendredi. Tu te … Lire la suite Tu le veux comment?

Petite étoile

Elles luisent sous la coupole de mes nuits Petites ampoules célestes Photophores d’un ciel doux dans lequel je m’emmitonnerais sans retour   Elles exécutent des entrechats Valsent et cabriolent Portées par le souffle de mille insomniaques qui comme moi se recueillent au pied de leur grandeur Mille insomniaques empourprés et haletants sous le feu de leur … Lire la suite Petite étoile

Écoute-le

Lorsque le calme se pare de la pénombre Que les mots se délestent de leur sonorité Et que mon corps s’abandonne à la caresse du silence Mes heures d’insomnie se travestissent en dialogue fertile En conciliabule délirant Qui m’ébranle autant qu’il me ravit   La musique de mes nuits sans sommeil Porte en son choeur … Lire la suite Écoute-le

Ciel de lune

Mes nuits s’égrènent Comme billes de chapelet Se succèdent sans répit En litanies Souvent langoureuses Parfois violentes   Psaumes à la vie Dont est composé le rosaire de mes insomnies   La pénombre Les ombres La douce anesthésie des heures nocturnes Tout me sustente Me garde éveillée Rien n’échappe à mes sens aiguisés   Tout … Lire la suite Ciel de lune

Une brise, à peine

Treize heures douze minutes en plein après-midi. –          Salut poulette. … –          You-hou, poulette? Hmmm? –          Qu’est-ce que tu fous là, à poil ? Guy c’est toi? –          Non c’est Elvis, je ne suis pas mort. Guy ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? –          J’ai constaté que tu étais à l’horizontale alors je me pointe. Non mais … Lire la suite Une brise, à peine

Sommeil intime

J’adore regarder un enfant dormir. Toute la quiétude du monde réside dans ce souffle lent et court, ces paupières closes presque transparentes, cette petite bouche ronde qui semble téter un invisible sein. A quel âge perd t-on cette facilité au sommeil, à l’abandon? La voilà la vraie perte de l’innocence. Le passage à l’âge adulte … Lire la suite Sommeil intime

High Fidélité

Minuit douze. Nuit de tempête hivernale où l’on se dit que l’inventeur de la couette en duvet est un bienfaiteur de l’humanité. –          Eh la chipie au bois dormant, il va bien ton couple? J’essaie de dormir, Guy. Concept que tu devrais essayer des fois.  –          Ton couple ? Il va bien ? Oui il … Lire la suite High Fidélité

The Road

2h25 du matin. Mon cœur bat vite, mon cerveau surchauffe et je constate que j’ai les poings et les lèvres serrés. Aucun signe d’apaisement en vue. Je ferais mieux de suivre les conseils de ma mère et me lever, lire un peu, boire un lait chaud pour « casser le cycle », comme elle dit. A mon corps défendant, … Lire la suite The Road

Vie rêvée de l’insomniaque : Suite

C’était insoutenable. Mes journées se déroulaient au rythme lourd de mon obsession grandissante pour l’inconnu gladiateur. Chaque matin, j’espérais le trouver à la porte de mon bureau, puis chaque soir en quittant le boulot, je caressais le fantasme de le voir appuyé contre ma voiture, m’attendant là depuis des heures.  –         Je vous attendais.  –         Et … Lire la suite Vie rêvée de l’insomniaque : Suite

Vie rêvée de l’insomniaque

Parfois, Guy m’en raconte des bonnes. Il ne me fait pas toujours rager ce vilain hamster. Si je ne l’ai pas encore assommé à coups massifs de narcotiques, c’est qu’il me permet de rêver, même s’il m’empêche de dormir. En vrai mâle, il sait se rendre soudainement aimable et indispensable chaque fois que l’idée d’en finir définitivement … Lire la suite Vie rêvée de l’insomniaque

Nuit je t’aime

 J’ai apprivoisé la nuit. Elle ne me fait plus peur. Le silence de la ville n’en est pas vraiment un. La noirceur non plus. Le vrai silence, le silence sourd et impitoyable de la campagne m’inflige mes pires insomnies. Celles où ma propre voix se fait si claire que je peine à la reconnaître comme … Lire la suite Nuit je t’aime

Détox

22h35. Ce soir je suis rompue de fatigue. Claquée. Cet état d’épuisement augmente mes chances d’échapper à la tyrannie de Guy. Mais il faut tout de même respecter la routine inaltérable du dodo. Thé blanc aux vertus apaisantes, pipi, démaquillant, tonifiant, crème contour des yeux, crème de nuit, brossage de cheveux, encore du thé blanc, … Lire la suite Détox

L’autoroute

3h30 du matin. Ai-je dormi? Je ne sais plus. Me rendormir, vite. –          Tu penses toujours à  dormir. J’ai besoin de sommeil pour être productive.  –       Dire que tu rêves d’écrire. Mais t’as rien à dire, pauvre fille. Tes angoisses existentielles? Nul. Ta vie de mère de famille? À faire saigner … Lire la suite L’autoroute

Il s’appelle Guy

Il s’appelle Guy. Il me tient éveillée presque toutes les nuits. Il m’exaspère. Et ça dure depuis des années. A cause de lui je suis cernée, fatiguée, impatiente et irritable. C’est un boulimique, vous comprenez. Irrassasiable et inapaisable. Dès que je lui accorde une minute, il m’accapare sans réserve et sans partage. Sans aucune considération pour … Lire la suite Il s’appelle Guy