Jamais loin

lavande 2Je te retrouve
Dans la sérénade du merle
Annonciateur de bourgeons
Dans un plateau d’apéro
Même en solo
À l’heure magique où tout rougeoie
Comme mon cœur
Passionné
Hospitalier à ta compagnie
 
Tu n’es jamais loin
Souvent si près
Dans la flamme vivante d’une bougie
Le Stabat Mater du dimanche 
Dans l’appétit du fils
Ses pas derrière les miens
Bientôt devant
Les interrogations d’une fillette
Confiante de trouver asile en ma voix
 
Comment ai-je fait pour oublier
Pour réclamer ta présence
Alors que tu ne m’avais jamais quittée
 
Tu es là
Dans la coupe de vin de l’amitié
Les promesses de fous rires au bout du monde
Se jurer d’être ensemble pour la vie
Peu importe l’état des routes
Ou la destination
Ensemble c’est tout
Le serment est suffisant
Pour ne craindre aucune traversée
 
Encore là
Dans le remède des vagues
Qui polissent mon corps chiffonné de nuits blanches
Dans le baiser du soleil sur ma peau
Où se multiplient les constellations
Comme autant de médailles témoignant des années
Des haies enjambées
 
Bonheur à moi
Fortune de vie
Allié fidèle à mon souffle
Même court
À travers la flotte
Tu trouves ton chemin
Le temps d’un Earl Grey bien chaud
D’un cake aux amandes
Qui me donnent des envies de couronne
Et de petit doigt en l’air
 
C’est bien toi
Je te reconnais
Sous les traits de cette épaule
Solide
Prête à héberger ma tête chercheuse de repos
Et dans cette main volontaire à réchauffer la mienne
Une phalange à la fois
 
Tu sens l’herbe fraîche
Et la terre humide de jardin
Comme la douce lavande de mon potager
Tu es d’une espèce vivace
Impérissable
Même après un long
Très long hiver
 
Toujours là
Jamais loin
 
Mon sourire y sera aussi
Humble messager à ton service
 
***
« Darken your room, shut the door, empty your mind. You are still in great company.”  Austin Osman Spare
 
 
Crédit photo: Xlibber
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4 réflexions sur “Jamais loin

  1. Le fils, la fille, l’épaule, le soleil et votre sourire. L’Évangile du bonheur en 5 éléments. Votre vie serait une salade, la romaine serait craquante, les câpres fines, le parmesan, bien âgé, les croutons, de mie dorée et la vinaigrette piquante. Le bonheur tranquille est un tout. Je suis très content pour vous. Pour l’épaule surtout. Définitivement le parmesan. (Dans mon allégorie… ne lui dites pas sans expliquer, sans quoi il se questionnera sur l’efficacité de son anti sudorifique).
    Et puis, Le Stabat Mater de mon ami Pergo. Cette pièce magistrale monte, sans conteste, sur le podium de mes créations musicales classiques préférées. Bon, on va évacuer d’abord l’évidence: l’Or va à J.S. Bach pour sa Passion selon Saint-Mathieu. Ce qui est injuste pour les autres, puisque, il ne peut en être autrement, l’homme s’est fait aidé par les anges pour produire cette magie. L’Argent: Mozart, Requiem. Mais pour un matin ensoleillé de printemps qui au nord de l’Amérique n’en finit plus de s’accoucher lui-même (Dieu, penché sur le Printemps 2014, ne cesse pourtant de l’encourager: « Pousser Printemps, poussez ! On respire… Un, Deux, Trois, Allez: Poussssssssez !)… le Stabat Mater du copain Pergo, grâce au lien que vous avez accroché à votre message, m’a sucré l’âme. Merci donc. Le meilleur à vous et à vos apôtres.

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    1. Zouk Zouk Zouk…grand prince de la blogosphère. Merci.
      Et puis… évidemment pour la Passion selon Saint-Mathieu…votre attribution de médailles est « bull’s eye », comme dirait l’autre. J’ai parfois l’impression que vous vous installez au centre de mes pensées pour écrire vos messages.

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