Dans tes souliers

J’y ai glissé mes pieds
Pour t’accompagner
Visiter
Toucher le pouls
Imaginer ta vie
Goûter les jours
Voyager
Dans tes souliers
Et connaître tes rivages
 
Me couler dans tes pas
Boire leur musique
Obéir au rythme
Troublant
De la guitare
Sensuelle
Accrochée à tes semelles
Embrasser tes mouvements
Pour enfiévrer les miens
 
Ta marche est leste
Ton enjambée rapide
Je sais pourquoi
J’ai vu de petites ailes à ton talon
Qui allègent ta course
Font la route
Douce
Sous leur battement
Et l’ambition
Vaste
 
Dans tes souliers
 
J’y ai senti le caillou aussi
Celui qui blesse
Gêne ta foulée
Te fait les yeux tout gris
Mouillés
Je l’ai reconnu
Bien sûr
C’est le mien
 
Et puis j’ai vu la place
Toute cette aire libre
Comme une grève au coucher de soleil
Littoral amoureux
Accueillant
Où poser mon baluchon
Planter drapeau
M’échouer
Et partager le thé
 
Jamais rien connu d’aussi chaud
Que la caresse
De ton horizon
 
Pourtant
Je fléchis
Glisse
Dérape
Mes pieds chancellent
Déséquilibrés
Par tout cet espace
Dans tes souliers
Ce vide autour
Je crains l’accident
Cherche l’ancrage
 
Alors je libère mon pied
Crache au sol
Souris au ciel
Prie la lune
M’accroche à son croissant
Et je reprends la nuit
Peau chagrinée
Dans mes souliers
 
*****
 
« La solitude est très belle…quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire. »
Gustavo Adolfo Bécquer
 
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12 réflexions sur “Dans tes souliers

  1. Quand on sort de la maison, on doit contourner une immense épinette pour atteindre le chemin public.
    Cette immense épinette, tronc de 26 pouces de diamètre,un cône de branches qui atteint plus de 40 pieds à son sommet et une tête qui en cette fin d’été voit ses fleurs, les cocottes, maintenant séchées, s’ouvrir par temps sec pour libérer les semences, ou se replier pour les protéger par temps humide. C’est la liberté qui gagnera pour nourrir les oiseaux, les écureuils ou la terre qui saura quoi faire avec le fruit de l’épinette/mère.
    Le vent sera complice de la dispersion, la pluie au prochain printemps fera germer le grain et la vie se répétera sans fin.
    Tu es une épinette en pleine force, en pleine maturité et tu te renouvelles toi aussi constamment avant d’offrir et de partager ces mots qui sortent de te tête et qui se répandent sur le net et provoquent tant de plaisir à qui te lit.
    Tu es une mère, nan, une maman des mots et tu donnes, donnes, donnes….

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  2. la veille de tes mots, moi, je suis tombé de haut, dans mes souliers à moi.
    après avoir passé de bon moment à plus savoir exactement dans quelle solitude je me trouvais.
    ses coïncidences se mêlaient aux miennes.
    la veille de tes mots, c’était l’anniversaire de nos ex respectifs, née le même jour et la même année.
    dans l’effrayant et palpitant baluchon sans cesse grandissant des « je nous ressemble » où nous nous somme trouvé, sur le sentier du jour d’avant, on est retombé dans nos souliers à nous, moi les miens, elles les siens.

    aujourd’hui je te lis, juste après avoir laissé dans sa boite à lettre des mots de moi à elle, cette aile brisée qui a choisi une autre éternité que la mienne. j’étais rempli de « big mistake that feels sooooo right » en me dirigeant vers sa boite. rempli de maladresse en m’en éloignant.

    ta poésie est large et me rejoint chaleureusement, soit directement comme le soleil face à moi, ou indirectement, comme la brique derrière moi.

    merci.

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  3. Insomniaque, pour ma propre santé mentale, stp, dit-moi que que tu n’es plus célibataire…
    Ou que ton hamster est ton compagnon…

    sinon je te dédie cette chanson, n’en déplaise à tes lecteurs possessifs, à ceux qui me reprocheront de dévier tes propos, aux jaloux qui s’approprieront tes propos.

    C’est de David Gray, sûrement que plusieurs connaissent déjà et je sais que j’ai un retard sur le propos…. mais bon, pour ceux qui ne connaissaient pas déjà. Et si notre insomniaque me publie… Enjoy.

    Sail away with me honey
    I put my heart in your hands
    Sail away with me honey now, now, now
    Sail away with me
    What will be will be
    I wanna hold you now

    Crazy skies all wild above me now
    Winter howling at my face
    And everything I held so dear
    Disappeared without a trace
    Oh all the times I’ve tasted love
    Never knew quite what I had
    Little Darling if you hear me now
    Never needed you so bad
    Spinning round inside my head

    Sail away with me honey
    I put my heart in your hands
    Sail away with me honey now, now, now
    Sail away with me
    What will be will be
    I wanna hold you now

    I’ve been talking drunken gibberish
    Falling in and out of bars
    Trying to get some explanation here
    For the way some people are
    How did it ever come so far

    Sail away with me honey
    I put my heart in your hands
    Sail away with me honey now, now, now
    Sail away with me
    What will be will be
    I wanna hold you now
    Sail away with me honey
    I put my heart in your hands
    Sail away with me honey now, now, now
    Sail away with me
    What will be will be
    I wanna hold you now

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