En vacances…

– Fainéante.

Je suis en vacances.

– Pas une raison. Le vrai repos, il n’arrive qu’une fois dans la vie. Avant ça, faut jamais arrêter.

Tu ne peux pas me laisser tranquille un peu? Je suis en vacances j’te dis!

– T’as pas peur qu’ils t’oublient?

Hmm…

– T’as pas peur?

Ouais… quand même…

– Zouk’, Bozap’, Monsieur Émile, Marlaguette, Gab’, Pierrot, Zaz et le reste de la folle équipée? Ils vont t’oublier ma vieille, manifeste-toi.

Zaz ne m’oubliera pas.

– Allez fillette, dérouille-toi un peu les ouïes et fais quelque chose.

La paix Guy!

– Les vacances, c’est un concept inutile inventé par les humains qui se créent sans cesse des besoins.

Le repos est un besoin primaire.

– Ah bon. Et il faut que tu te reposes parce que tu trimes dur à trouver un remède contre le cancer?

Euh…

– À bâtir des écoles en Haïti?

Je…

– À décontaminer les sols de mines antipersonnel en Afghanistan?

Ça existe des mines anti-hamsteriel?

– Tu sais qu’il y a une famine présentement en Somalie?

Oui oui.

– Une crise en Lybie?

Sans blague.

– Pendant ce temps, Madame se repose.

Madame voudrait bien, oui.

– Active-toi princesse.

Laisse-moi.

– Lève-toi. Bouge. Investis ton temps. Fais ta part.

Dégage.

– Implique-toi.

Tu penses vraiment qu’ils vont m’oublier?

– Certain.

Bon… ok… m’en vais écrire un  peu… mais après ma sieste, dac’?

– La sieste? Bonne idée ma poule, on va en profiter pour calculer ton empreinte écologique depuis deux semaines.

Meerde

– C’est vrai que c’est bien les vacances. On n’a jamais eu autant de temps pour jaser, hein ma biche égarée?

«On n’a jamais autant besoin de vacances que lorsqu’on en revient». Ann Lauders

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11 réflexions sur “En vacances…

  1. Royale Catouchkarisimmmmmma,
    Démo Eddy ziddaies tu es la reine, on le sait.
    Ce matin, 22 août, mes pensées vont à ma mère , décédée à 95 ans en 1995 et qui en, dans un immense mal de ventre, mettait au monde le plus beau bébé du Québec de 1937 ( je le sais, elle me l’a dit et mère ne saurait mentir, comme tu sais!)
    Au moment d’entamer la dernière étape de mon troisième quart de siècle, la question se pose: pourquoi vivre si longtemps?
    Pour lever mon chapeau bien haut et saluer bien bas ta personnalité porteuse de tels talents qu’ils se sont greffés sur une montagne de générosité juste assez folle, un genre de bolo qui se garroche partout mais revient toujours à son point de départ, le besoin de communiquer une belle joie de vivre. Un constat que la race humaine s’améliore!
    Mes amitiés à Guy.

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  2. Ah la la.

    La la la la la.

    La la.

    Vous oublier ? Quand vous écrivez un blog sur la thématique « Mais qu’est-ce que je vais lui servir », je cherche frénétiquement des recettes qui pourraient vous aider ! J’en étais d’ailleurs à « achetez un sanglier que vous laisserez courir dans le sous-bois et demandez-lui de rapporter le souper, il se sentira superbement mâle », quand vous avez écrit autre chose qui m’a fait passer à autre chose. Je suis malheureusement victime d’un tragique déficit d’attention trop souvent. Que voulez-vous; il y a trop et trop peu de temps. Vous oublier, quelle idée. Regardez la liste des répondants. Des fidèles. Si on savait où vous êtes on se relaierais pour aller pousser latéralement votre hamac.

    C’est la faute au l’août tout ça. Qui envoie chacun-chacune sur une berge, dans un boisé touffu, ou dans un pays où les claviers d’ordinateurs par lesquels on apprend votre location, l’existence de votre hamac et celle d’une truite nommée Emma qui nage dans les eaux derrière vous et qui attend d’être votre prochain repas (en effet, j’ai ce talent de communiquer par télépathie avec les truites. Alors, vous attendez quoi ? Une petite sauce dijonnaise et hop, allez chercher Emma)… des claviers étrangers donc qui traduisent si mal le français qu’une simple salutation devient quelque chose comme:

    M?a ch&re Cat**ou, ma-ais pou((rqwa vo7us dites c’a #?

    Je nageais sur le dos dans le Lac Huron dernièrement et je me disais: « Mais qu’y puis-je, qu’y pouvons-nous ? » Avant de « pogner le fixe » sur un nuage en forme d’ours. Car j’ai malheureusement un déficit d’attention qui… ah bon, je l’ai déjà dit ?

    C’est la faute au l’août donc qui, avec son soleil et déjà son urgence (reste X temps à l’été, X jours à mes vacances…), ralentit et dilue ce qui se fait plus régulièrement par temps frais.

    PS- Je vois mal la couleur de votre vernis d’ongles d’orteils. Véga n’éclairait pas bien fort ce soir-là. Je dirais un bourgogne carminé glacé d’un soupçon de terre de sienne.

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